Après quelques péripéties internes, j’ai décidé de reprendre mon blog.
Que s’est-il donc passé depuis fin octobre 2004 ? Après les manifestations de la foule pacifique mais franchement énervée d’avoir été volée de sa victoire électorale, l’Etat a dû trouver une échappatoire au problème posé. L’alliance des différents partis (à composante majoritairement indépendantiste), victime de l’entourloupe de Gaston pour débaucher l’un de leurs élus et faire pencher la majorité vers son côté, n’acceptait pas que qu’il utilise les moyens légaux mis à sa disposition pour reprendre le pouvoir. A la légalité, l’UPLD (Union Pour La Démocratie) opposait la légitimité des urnes.
Nous avions donc une nouvelle majorité autonomiste (Tahoeraa Huiratiraa) dont les outils de travail étaient bloqués (présidence, journal officiel, ministères …) par les membres de l’UPLD. Sentant la foule gronder, l’Etat a profité d’une plainte pour fraude électorale déposée devant le tribunal administratif par Gaston Flosse lui-même, peu de temps après le 23 mai 2004, pour annuler une partie des résultats de ces élections.
En effet, seuls les résultats de la circonscription des Iles du Vent (qui regroupe Tahiti et Moorea, mais qui représente près des deux tiers de l’assemblée de Polynésie française), ont été annulés (et c’est justement là où Gaston avait perdu ne remportant que 11 sièges sur 37) alors que les résultats des circonscriptions des îles étaient maintenues (où Gaston avait 17 sièges sur 20). Le motif de l’annulation était que des rideaux, d’une couleur identique à l’un des partis membres de l’UPLD, étaient posés dans l’enceinte des bureaux de vote lors des élections du 23
Donc l’Etat n’a pas perdu la face et a trouver un moyen juridique pour qu’il y ait une deuxième mi-temps.
Après une campagne rapide, l’UPLD a gagné les élections en remportant 26 sièges auxquels s’ajoutent les 3 sièges des îles. Le compte est bon, l’UPLD devient donc majoritaire à l’assemblée avec 29 sièges le 23 février 2005.
Après le taui (changement), nous assistons au taui roa (le grand, le véritable changement).
Un an plus tard, beaucoup d’espoirs perdus.
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